
Lors du dernier Salon de Bruxelles, Thierry Metroz, directeur du design chez DS Automobiles, s'est entretenu avec des journalistes pour dévoiler les grandes ambitions de la marque. Avec une vision stratégique clairement établie, DS vise à se démarquer dans l'univers automobile en constante évolution. Ce rendez-vous a permis de réaffirmer la volonté de DS de s'imposer dans l'univers premium et d'explorer des horizons plus ambitieux.
Face à une concurrence mondiale de plus en plus forte, notamment de la part de marques bien établies et de nouveaux acteurs chinois, DS se positionne avec audace et stratégie. Le directeur du design a partagé des perspectives qui illustrent la volonté de la marque à transformer ses idées en projets concrets, tout en renforçant son identité française.
Une décennie d’existence et déjà une reconnaissance premium.
Fondée en 2014, DS Automobiles a fêté ses 10 ans en 2024. Bien que jeune, la marque française a réussi à se positionner sur le marché premium, rivalisant avec les marques bien établies. En seulement une décennie, DS a su démontrer son savoir-faire en matière de design et de qualité, des attributs qui lui ont permis de marquer sa différence. Cette reconnaissance comme marque premium constitue une étape majeure, d’autant plus importante dans un secteur où il faut souvent plusieurs décennies pour installer une image de marque solide.
Malgré des volumes de ventes encore très modestes, DS a su bâtir une identité distincte, mettant en avant son héritage français et son goût pour le soin du détail. La marque a misé sur des choix audacieux, qu’il s’agisse des matériaux utilisés, de l’attention portée aux détails ou encore de son approche du design, toujours empreinte de sophistication. DS ne compte cependant pas s’arrêter là : elle vise à aller au-delà du premium, explorant de nouvelles voies pour redéfinir le luxe automobile. Ce positionnement unique, bien qu’ambitieux, s’inscrit dans une vision à long terme qui pourrait faire de DS une véritable référence du luxe à la française.
Une ambition mesurée, inspirée des plus grands noms.
DS Automobiles ne prétend pas concurrencer des marques comme Rolls-Royce ou Bentley. Thierry Metroz a précisé que l’objectif est plutôt de s’inspirer de ces icônes pour offrir une expérience unique à ses clients. « Nous sommes désormais premium, mais notre mission est d’aller plus loin. Nous aimerions essayer de toucher au sentiment de luxe », a-t-il confié. DS s’attache ainsi à proposer des véhicules alliant qualité des détails et matériaux haut de gamme.
La nouvelle DS 8 incarne à la perfection cette vision. Thierry Metroz a expliqué que son intérieur s'inspire de Bentley, tout en adaptant cette esthétique luxueuse aux attentes des clients de DS. « Ce n’est pas Bentley, bien sûr, mais l’inspiration vient davantage de Bentley ou Rolls-Royce que d’Audi ou Volkswagen », a-t-il ajouté.
Une évolution progressive soutenue par des choix stratégiques.
Même si DS partage les architectures de Stellantis, Metroz a souligné que la marque pouvait adapter ces architectures pour créer des proportions uniques et distinctives. Cela inclut des lignes de toit abaissées ou un pare-brise reculé, qui renforcent l’identité des modèles DS à l'image de N°8 qui reprend la plateforme STLA Medium mais retravaillée pour l'adapter au design voulu par la marque.
En ce qui concerne les volumes de ventes, la stratégie de DS est limpide : la qualité et le positionnement à long terme priment sur les chiffres. « Notre objectif n’est pas de vendre beaucoup de voitures; nous préférons renforcer le positionnement de la marque en créant une expérience luxueuse », a affirmé Metroz.
La stratégie de DS se reflète également dans le renouvellement de ses modèles. Les futures versions du SUV DS 7 et de la berline DS 4 adopteront l’état d’esprit de la N°8. Ce réalignement stylistique témoigne de la volonté de DS de se démarquer face à une concurrence accrue, notamment en provenance de la Chine. Metroz a déclaré : « Tous les Chinois copient Porsche ou Tesla, et au bout du compte, ils finissent par ressembler à une Tesla ou à une Porsche. Chez DS, nous voulons garder quelque chose de plus fort. »
Après une année 2024 relativement calme, DS Automobiles revient sur le devant de la scène avec des annonces ambitieuses portées par Thierry Metroz. Toutefois, pour maintenir la crédibilité de la marque, ces aspirations devront être concrétisées. Le défi est de taille, mais DS semble prête à relever le gant en poursuivant son rêve de devenir un acteur important du secteur du luxe automobile.
total of sales is most telling ... https://www.best-selling-cars.com/europe/2024-full-year-europe-best-selling-car-manufacturers-and-brands/
if I had to bet on the common sense of the new Stellantis management, it makes more sense to invest all that money in a Maserati or Lancia, which have at least some historical value and specially Maserati belongs really to the category of luxury cars ( unlike the DS, which is just playing at premiumism ) than to invest more and more money in a 10 years old and dubious brand, which built it´s image by robbing other famous brand history and whose sales suck ....
Bravo, je félicite Thierry car plusieurs magasins en parle. On n'arrête pas de parler de DS depuis la SM Revue : N8 , N7, Restyling de la 4 et future 3. À retromobile il y aura une DS Volante. Il ne faut pas arrêter.
Il faudrait déjà autre chose qu’un pure tech ou dérivé dans le compartiment moteur pour être à ce la hauteur des ambitions!
"« Notre objectif n’est pas de vendre beaucoup de voitures" voilà un objectif qui risque d'être atteint, pendant combien de temps DS pourra perdre de l'argent en vendant très peu de voitures?
Afficher cette ambition est une bonne nouvelle en soi, car le présupposé est que Thierry Métroz a obtenu l'aval des têtes couronnées de Stellantis. Et il est vrai que DS n°8 flirte déjà avec le luxe, et qu'à un moment, il faut franchir le pas. Plus généralement, DS A part de loin, les français ayant abandonné maladroitement le Haut de Gamme alors que CItroên avec sa DS et jusqu'à la CX rivalisait voire dominait sur certains plans la concurrence contemporaine. Il y a bien eu quelques tentatives (R30/604/XM/C6), mais le vide laissé pendant trop longtemps, au profit des marques allemandes, était devenu abyssal. Et comme souvent, les constructeurs nationaux faisant de la demi-mesure, difficile de retrouver sa place. Aujourd'hui, personn…